Lui:
“”Depuis longtemps les mots n’ont pas été pour moi
La façon de clamer l’amour que j’ai pour toi
Le temps passe sans compter et mon cœur reste tien
Le temps passe sans compter et ta beauté ne change en rien
Ton sourire enflamme mes yeux et ton regard caresse mes sens Absente, tu laisses un vide et je revis en ta présence
Ce jour plus que jamais tu m’habites entièrement
Je suis ivre de vie et mon bonheur est permanent
Ce jour plus que jamais, rester à tes côtés
Est le présent que je souhaite pour toujours conserver.””
Elle:
Depuis peu de temps je te connais et mon amour pour toi me rend dingue et vulnérable.
L’infâme femme s'éloigne.
Le temps semble suspendu lorsque je suis contre toi,
Et mes lèvres s’abreuvent de tes mots.
Ces mots qui semblent nouveaux et pourtant qui l’ont été pour d’autres jadis : "mon bonheur est total", "tu as transformé ma vie", "je vis des moments irremplaçables", "je t'aimde de tout mon être", "j'ai trouvé l'amour au delà de toutes espérances", "je tiens à toi plus que tout"...
A chaque découverte, je me sens trahis et blessée. Je croyais en l'authenticité de ces mots, de cette relation...
Nos vies passées sont accrochées comme des boulets à nos pieds pour l’éternité. Je me demande ce qui a de l'importance: les "je t'aime" d'aujourd'hui ou les cadavres que l'on sort une fois par mois des placards?
Tantôt la vie semble belle, tantôt j’ai l’impression que tout déraille. Il y a une odeur de rance qui flotte dans la maison.
J'aimerais être tous les jours la douce amante, qui câline et réconforte.
Et ne pas être la cruelle fuyante, qui regarde ailleurs et implose en silence.
Je ne veux pas me consumer, ni revivre le passé.
J’efface ma vie, pour en écrire une nouvelle où tout tourne autour de toi.
Depuis le premier jour, j’apprends à te connaître et mon amour pour toi est
incommensurable. C'est une expression totalement authentique.
Le temps semble léger à travers nos regards,
Et mes lèvres cherchent sans cesse les tiennes comme si ma vie en dépendait.
L'ambivalence et les paradoxes qui me composent peuvent exaspérer les plus patients,
Mais mon souhait n’a pas changé, même si le passé me pèse...